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| Présidence de l'EPAD: un haut fonctionnaire à la tête de l'établissement ? |
| Mercredi, 25 Novembre 2009 15:38 |
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Le 4 décembre prochain aura lieu l'élection du nouveau président de l'Etablissement Public d'Aménagement de La Défense (EPAD). Patrick Devedjian ayant passé la limite d'âge de 65 ans, Jean Sarkozy ayant retiré sa candidature, la rumeur enfle sur la volonté de l'Elysée de confier la présidence à un haut fonctionnaire de l'Etat membre du conseil d'administration de l'EPAD. Le Parisien publie aujourd'hui un article sur cette question et avance le nom du potentiel futur président. Cette configuration serait unique en France, où aucun établissement public n'est présidé par un haut fonctionnaire. Les élus locaux concernés par le périmètre d'Opération d'Intérêt National que couvre l'EPAD ne comprendraient d'ailleurs pas cette décision. Le fils du Président de la République s'étant retiré de la course, les élus locaux ne seraient donc plus légitimes et compétents pour occuper cette fonction ? Patrick Jarry, candidat à la présidence, a d'ailleurs adressé un courrier au Premier ministre pour lui faire part de ses grandes réserves quant à cette annonce. Si cela devait avoir lieu, l'élection d'un haut fonctionnaire, et plus largement de n'importe quel président, ne pourrait être que provisoire si l'Etat s'entête à appliquer les projets de décrets tant décriés prévoyant la création d'un établissement public unique. ( 4 Votes ) |


Commentaires
Ces arguments me semblent plus relever de la communication politique. Autant je suis d'accord avec le maire lorsqu'il indique que c'est une vision (ou un projet) qu'il défend contre une autre vision du développement de la Défense.
Les compétences des fonctionnaires d'Etat ne sont à aucun moment remises en cause.
La question est simplement posée de savoir si l'élection d'un fonctionnaire d'Etat à la présidence de l'EPAD ne renforcerait pas l'idée que la zone de La Défense serait un territoire d'exception, chasse gardée de l'Elysée?
Les établissements publics d'aménagement d'un territoire étant habituellement présidés par les élus des collectivités concernées, on peut s'interroger sur la prise en compte des projets locaux, légitimés par les urnes, dans les réformes gouvernementale s à venir.
Les annonces présidentielles de concertation et de co-décision avec les acteurs locaux seront-elles suivies d'effets avec la nomination d'un fonctionnaire d'Etat à la tête de l'EPAD?
la question qui se pose est de savoir si la vision d'un élu local (qui a en général une vision locale à défendre à cause des prochaines élections) est supérieure à celle des élus nationaux. Ces visions peuvent parfois s'opposer. L'intérêt particulier d'une ville doit elle s'opposer à l'intérêt général ?
Le président d'un conseil d'administration mène la politique définie par le dit conseil.
Les mots ont leurs sens et les faits sont têtus et je trouve dommage de mélanger communication politique et les faits (avec la nomination d'un fonctionnaire d'Etat à la tête de l'EPAD?). A la tête de l'EPAD, le président est élu et non nommé.